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Vie du prêt · 7 min de lecture

Divorce et prêt commun : que devient l'assurance ?

Rachat de soulte, désolidarisation, vente : le divorce rebat les cartes de votre assurance emprunteur. Voici comment s'y retrouver, surtout en risque aggravé.

En bref

  • L'assurance suit le prêt : elle est réajustée selon que le bien est vendu, gardé ou repris.
  • La désolidarisation exige l'accord de la banque, qui vérifie capacité de remboursement et assurance.
  • Passer à une quotité 100 % sur un ex-conjoint en risque aggravé peut faire naître une surprime.
  • La convention AERAS et la loi Lemoine aident à trouver ou renégocier une couverture adaptée.

Les 3 scénarios possibles

Face à un prêt immobilier commun, le divorce ouvre trois grandes voies. Chacune a des conséquences directes sur l'assurance emprunteur.

Un ex conserve le bien (rachat de soulte)

Celui qui garde le logement rachète la part de l'autre. Le prêt est souvent renégocié ou repris à son seul nom, ce qui implique une nouvelle assurance à 100 % sur sa tête.

La désolidarisation du prêt

La banque libère l'ex-conjoint de sa qualité de co-emprunteur. Elle exige alors une couverture d'assurance suffisante sur l'emprunteur restant, ce qui peut poser problème en risque aggravé.

La vente du bien

Le logement est vendu, le prêt soldé et l'assurance prend fin. C'est souvent la solution la plus simple quand aucun des deux ne peut assumer seul le crédit et son assurance.

La désolidarisation, le point clé

Tant que la banque n'a pas prononcé la désolidarisation, les deux ex-conjoints restent solidairement responsables du prêt, quel que soit l'accord passé entre eux devant le notaire. C'est une étape à ne pas négliger.

Pour l'accorder, la banque analyse la capacité de remboursement de l'emprunteur restant et la solidité de sa couverture d'assurance. C'est là que la situation de santé peut devenir déterminante.

📋 Anticipez la question de l'assurance

Avant de finaliser un rachat de soulte, faites étudier votre future couverture. Un refus d'assurance peut bloquer la désolidarisation. Préparez votre dossier avec notre check-list des documents AERAS.

Le cas d'un ex-conjoint en risque aggravé

Si la personne qui conserve le logement présente un antécédent de santé, passer de 50 % à 100 % de couverture peut faire apparaître une surprime, voire une difficulté d'assurance. Plusieurs leviers existent :

  • Actionner la convention AERAS pour faciliter l'accès à l'assurance et, si éligible, plafonner la surprime.
  • Mettre en concurrence plusieurs assureurs via la loi Lemoine : les tarifs varient fortement pour un même profil.
  • Vérifier l'éligibilité au droit à l'oubli ou aux délais de la grille de référence.

Un courtier spécialisé en risques aggravés peut sécuriser cette étape et identifier les assureurs les plus ouverts à votre situation.

Questions fréquentes

Tout ce qu'on nous demande sur l'assurance emprunteur en cas de divorce.

Que devient l'assurance emprunteur en cas de divorce ?

L'assurance suit le sort du prêt. Si le crédit est soldé (vente) ou repris par un seul ex-conjoint, la couverture est réajustée en conséquence : fin de contrat, ou nouvelle quotité à 100 % sur celui qui conserve le bien. La banque valide l'opération de désolidarisation.

Qu'est-ce que la désolidarisation du prêt ?

C'est l'acte par lequel la banque accepte de libérer un co-emprunteur de ses obligations. L'emprunteur restant devient seul responsable du crédit. La banque n'est pas obligée d'accepter : elle vérifie que la personne restante a une capacité de remboursement et une assurance suffisantes.

Le divorce complique-t-il l'assurance en risque aggravé ?

Il peut le faire. Si c'est l'ex-conjoint en risque aggravé qui doit assurer seul 100 % du prêt, une nouvelle surprime peut s'appliquer. À l'inverse, la convention AERAS et la loi Lemoine offrent des leviers pour trouver ou renégocier une couverture adaptée.

Faut-il refaire un questionnaire de santé ?

Souvent oui, lorsque la reprise du prêt ou la nouvelle quotité entraîne la souscription d'une nouvelle assurance. Selon le capital assuré et l'âge de fin de prêt, la loi Lemoine peut toutefois dispenser du questionnaire de santé si les conditions sont réunies.

Peut-on garder l'ancien contrat après le divorce ?

Cela dépend de la reprise du prêt. Si l'emprunteur restant conserve le même crédit et augmente simplement sa quotité, un avenant peut suffire. En cas de nouveau prêt (rachat de soulte financé par un nouveau crédit), une nouvelle assurance est généralement nécessaire.

Sécurisez votre assurance après le divorce

Faites évaluer gratuitement votre dossier : un courtier spécialisé en risques aggravés vous accompagne sur la désolidarisation et la nouvelle couverture.