Maladies cardiaques et assurance emprunteur : vos options

Infarctus, insuffisance cardiaque, arythmie : les solutions d'assurance emprunteur pour les pathologies cardiaques.

15M

millions de Français touchés

5

ans de recul souvent demandés

93%

des dossiers AERAS acceptés

Les maladies cardiaques et l'assurance emprunteur

Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France. En matière d'assurance emprunteur, elles constituent un risque aggravé évalué avec attention par les assureurs. Infarctus, insuffisance cardiaque, arythmie, pontage, pose de stents : chaque situation est différente.

L'impact sur votre assurance de prêt varie considérablement selon la sévérité de l'atteinte, votre récupération et votre suivi médical. La fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) est le paramètre le plus déterminant pour l'assureur, car elle mesure la capacité de pompage de votre coeur.

Malgré la complexité de l'évaluation, des solutions existent. Les progrès de la cardiologie interventionnelle ont considérablement amélioré les pronostics, ce qui se reflète progressivement dans les conditions d'assurance proposées.

Impact des maladies cardiaques sur l'assurance emprunteur

Les protections disponibles pour les emprunteurs cardiaques

Plusieurs dispositifs vous permettent d'obtenir une assurance malgré une pathologie cardiaque.

Convention AERAS

Le mécanisme à 3 niveaux, jusqu'au pool de réassureurs, garantit un examen expert de votre dossier cardiaque.

Grille de référence AERAS

Les coronaropathies stabilisées figurent dans la grille AERAS, offrant des conditions encadrées après un certain délai.

Loi Lemoine

Prêt de moins de 200 000 euros remboursé avant 60 ans : pas de questionnaire de santé, aucune surprime applicable.

Courtier spécialisé

Un courtier en risques aggravés connaît les assureurs les plus compétitifs pour les pathologies cardiaques.

Bon à savoir

La fraction d'éjection (FEVG) est le paramètre le plus déterminant pour l'assureur. Elle se mesure par échographie cardiaque et indique la capacité de pompage de votre coeur. Fournissez systématiquement votre dernière échographie cardiaque avec la FEVG clairement mentionnée.

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Infarctus, stents et insuffisance cardiaque : les spécificités

L'évaluation par l'assureur dépend du type de pathologie cardiaque et de votre récupération :

  • Infarctus du myocarde : avec une bonne FEVG (supérieure à 50 %) et un recul de 2 à 3 ans, la surprime se situe entre 100 et 200 %.
  • Angioplastie et stents : avec un recul d'au moins 1 à 2 ans et une bonne FEVG, la surprime est de 75 à 200 %.
  • Pontage coronarien : chirurgie plus lourde nécessitant un recul de 2 à 3 ans, surprime de 100 à 250 %.
  • Insuffisance cardiaque : la plus difficile à assurer. FEVG supérieure à 40 % : surprime de 150 à 300 %. FEVG inférieure à 40 % : accès très complexe.

Les conditions s'améliorent avec le temps si aucun événement cardiaque ne survient. Un test d'effort négatif (absence d'ischémie résiduelle) est un élément très rassurant pour le médecin-conseil.

Évaluation des pathologies cardiaques pour l'assurance emprunteur

Conseil pratique

Constituez un dossier médical comprenant : dernière échographie cardiaque (avec FEVG), dernier ECG, résultats d'épreuve d'effort si réalisée, bilan biologique (BNP ou NT-proBNP), et un courrier de votre cardiologue. Un bilan complet et rassurant est votre meilleur atout.

Questions fréquentes

Oui, il est possible d'emprunter après un infarctus, mais les conditions dépendent de la sévérité de l'atteinte et de votre récupération. Un infarctus avec bonne récupération de la fonction cardiaque (fraction d'éjection supérieure à 50 %), sans complication résiduelle et avec un recul de 2 à 3 ans, peut être assuré avec une surprime de 100 à 200 %. Un courtier spécialisé peut trouver les assureurs les plus compétitifs.
La pose de stents (angioplastie coronaire) est évaluée en fonction du contexte : nombre de stents, localisation, raison de la pose (infarctus aigu ou pose programmée). Un ou deux stents posés avec succès, une bonne fraction d'éjection et un recul de 1 à 2 ans permettent généralement d'obtenir une assurance, avec une surprime de 75 à 200 %.
Cela dépend du type d'arythmie. Une fibrillation auriculaire traitée et bien contrôlée entraîne une surprime modérée (50 à 100 %). Les arythmies ventriculaires sont plus sévèrement évaluées. Le port d'un défibrillateur implantable (DAI) augmente significativement la surprime et les exclusions, car il témoigne d'un risque de mort subite élevé.
L'insuffisance cardiaque est la pathologie cardiaque la plus difficile à assurer. Une fraction d'éjection inférieure à 40 % rend l'accès très complexe. Cependant, une insuffisance cardiaque légère (fraction d'éjection entre 40 et 50 %), bien traitée et stable, peut être assurée avec une surprime élevée (150 à 300 %) et des exclusions. Le recours à un courtier spécialisé est indispensable.
Certaines pathologies cardiaques sont couvertes par la grille de référence AERAS, notamment les coronaropathies après un certain délai de stabilisation. Les conditions varient selon le type de pathologie, la fraction d'éjection et le recul post-événement. La grille évolue régulièrement pour intégrer les progrès médicaux en cardiologie.

Arythmies et valvulopathies : impact sur l'assurance

Fibrillation auriculaire

La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme le plus fréquent. Son impact dépend de sa forme (paroxystique, persistante ou permanente) et de son contrôle sous traitement. Une FA paroxystique bien contrôlée par médicaments ou après ablation réussie entraîne une surprime modérée de 50 à 100 %.

Tachycardies ventriculaires

Les troubles du rythme ventriculaire sont plus sévèrement évalués car ils peuvent être associés à un risque de mort subite. La surprime est plus élevée (100 à 250 %) et des exclusions de garanties sont fréquentes. Le port d'un défibrillateur implantable (DAI) témoigne d'un risque reconnu et aggrave l'évaluation.

Valvulopathies et chirurgie valvulaire

Les maladies des valves cardiaques (rétrécissement aortique, insuffisance mitrale) sont évaluées selon leur sévérité et le type de traitement. Un remplacement valvulaire (prothèse mécanique ou biologique) entraîne une surprime de 75 à 200 % selon le recul post-opératoire et la fonction cardiaque résiduelle.

Les étapes pour emprunter avec une maladie cardiaque

  • Attendez un recul suffisant : 2 à 3 ans après un événement cardiaque aigu permettent d'obtenir de meilleures conditions. Les premiers mois sont les plus à risque de récidive.
  • Fournissez une échographie cardiaque récente : la FEVG est le paramètre le plus influent. Assurez-vous qu'elle y figure clairement.
  • Maîtrisez les facteurs de risque : arrêt du tabac, contrôle de la tension, du cholestérol et du diabète. L'assureur évalue le risque global, pas seulement l'événement cardiaque.
  • Faites appel à un courtier spécialisé : les écarts de conditions sont très importants pour les pathologies cardiaques. Un courtier peut vous faire économiser des milliers d'euros.
  • Vérifiez la grille AERAS : certaines coronaropathies stabilisées y figurent, ce qui permet d'obtenir des conditions encadrées.
  • Pensez à la loi Lemoine : prêt de moins de 200 000 euros, remboursé avant 60 ans = pas de questionnaire.

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