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Assurance emprunteur après un AVC : vos options

Un AVC est un risque aggravé majeur pour les assureurs. Voici comment accéder à l'assurance emprunteur après un accident vasculaire cérébral.

Service 100% gratuit
Réponse sous 48h
Données sécurisées

AVC et assurance emprunteur : une situation complexe mais pas impossible

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est un risque aggravé majeur pour les assureurs. Il représente la première cause de handicap acquis chez l'adulte et la troisième cause de mortalité en France. L'évaluation dépend du type d'AVC, des séquelles éventuelles et du recul post-événement.

  • AVC ischémique sans séquelles — assurance possible avec un recul de 2 à 3 ans et une bonne maîtrise des facteurs de risque.
  • AIT (accident ischémique transitoire) — le profil le plus favorable, avec une surprime de 75 à 125 %.
  • Surprime de 75 à 300 % selon le type d'AVC, les séquelles et le recul.
  • Loi Lemoine — prêt < 200 000 € remboursé avant 60 ans : aucun questionnaire de santé requis.
Impact de l'AVC sur l'assurance emprunteur

Les protections disponibles pour emprunter après un AVC

Plusieurs dispositifs vous permettent d'obtenir une assurance malgré un antécédent d'AVC.

Convention AERAS

Le mécanisme à 3 niveaux garantit un examen expert de votre dossier neurologique, jusqu'au pool de réassureurs spécialisés.

Grille de référence AERAS

Certains AVC stabilisés figurent dans la grille AERAS, offrant des conditions encadrées après un délai de rémission suffisant.

Loi Lemoine

Prêt de moins de 200 000 euros remboursé avant 60 ans : pas de questionnaire de santé, aucune surprime applicable.

Courtier spécialisé

Un courtier en risques aggravés connaît les assureurs les plus expérimentés en pathologies neurovasculaires.

AVC : évaluation détaillée par type

Chaque type d'AVC est évalué différemment. Voici les conditions indicatives selon votre situation.

AVC ischémique sans séquelles

Un AVC ischémique (causé par un caillot) avec récupération complète est le profil le plus favorable après un AVC. L'assureur évalue le recul post-AVC, la maîtrise des facteurs de risque (tension, cholestérol, tabac, fibrillation auriculaire) et les résultats de l'imagerie cérébrale de contrôle. Un bilan neurologique rassurant et un recul de 2 à 3 ans permettent généralement d'accéder à une assurance.

Surprime : 100 à 200 % Recul demandé : 2-3 ans Critère clé : Récupération complète

AVC ischémique avec séquelles

Un AVC ayant laissé des séquelles motrices, sensitives ou cognitives est plus complexe à assurer. L'assureur évalue la nature et la sévérité des séquelles, leur stabilisation, et leur impact sur l'autonomie et la capacité de travail. Les séquelles neurologiques sont généralement exclues des garanties ITT/IPT. La surprime sur le décès peut être significative.

Surprime : 150 à 300 % Recul demandé : 3-5 ans Exclusions : Causes neurologiques

AVC hémorragique

L'AVC hémorragique (rupture de vaisseau sanguin) est le type d'AVC le plus sévèrement évalué par les assureurs, car il est souvent associé à un risque de récidive plus élevé et à des séquelles plus importantes. Le recul demandé est généralement de 3 à 5 ans minimum. La cause de l'hémorragie (hypertension, malformation vasculaire, anévrisme) influence l'évaluation.

Surprime : 200 à 300 % Recul demandé : 3-5 ans Profil : Plus complexe

AIT (accident ischémique transitoire)

L'AIT se résout spontanément en moins de 24 heures, sans séquelles visibles à l'imagerie cérébrale (IRM de diffusion normale). Bien qu'il soit un signal d'alerte cardiovasculaire important, il est mieux évalué qu'un AVC constitué. L'assureur vérifie que les facteurs de risque sont maîtrisés et qu'aucune sténose carotidienne significative n'est présente.

Surprime : 75 à 125 % Recul demandé : 2 ans Critère clé : IRM normale
Trouver une assurance adaptée à ma situation

Témoignage : Jean-Pierre, 55 ans, AVC ischémique il y a 4 ans

Jean-Pierre a subi un AVC ischémique il y a 4 ans, lié à une fibrillation auriculaire non diagnostiquée. Après une rééducation de 6 mois, il a récupéré sans séquelles. Sa fibrillation auriculaire est désormais traitée par anticoagulant et sa tension est contrôlée.

Grâce à un courtier spécialisé, il a obtenu une assurance emprunteur avec une surprime de 150 % sur le décès et une exclusion des causes neurologiques sur la garantie ITT. Son projet de résidence secondaire a pu aboutir.

Témoignage illustratif, non contractuel.

Témoignage d'un emprunteur après un AVC

Surprimes indicatives par type d'AVC

Ces données sont indicatives et varient selon votre profil, votre récupération et l'assureur.

Type d'AVC Surprime Recul demandé Observation
AVC ischémique sans séquelles100 à 200 %2-3 ansFacteurs de risque maîtrisés
AVC ischémique avec séquelles légères150 à 250 %3-5 ansExclusion neurologique ITT/IPT
AVC ischémique avec séquelles sévères200 à 300 %5 ansAccès très complexe
AVC hémorragique200 à 300 %3-5 ansÉvaluation au cas par cas
AIT sans récidive75 à 125 %2 ansProfil le plus favorable
AIT avec sténose carotidienne opérée100 à 175 %2-3 ansRecul post-chirurgical requis

Tarifs indicatifs. Seul un devis personnalisé engage l'assureur. aeras-emprunteur.fr est un service gratuit de comparaison et de mise en relation.

Les étapes pour emprunter après un AVC

Un parcours structuré pour maximiser vos chances d'obtenir une assurance adaptée.

Étape 1

Attendez un recul suffisant après l'AVC

Un recul de 2 à 5 ans selon le type d'AVC permet de meilleures conditions d'assurance. Chaque année sans récidive renforce votre dossier.

Étape 2

Rassemblez vos bilans neurologiques

IRM cérébrale de contrôle, bilan neurologique, écho-Doppler des carotides, bilan cardiaque (recherche de fibrillation auriculaire) et bilan biologique complet.

Étape 3

Documentez la récupération et la maîtrise des facteurs de risque

Un certificat de votre neurologue attestant de la récupération, de l'absence de récidive et du bon contrôle des facteurs de risque est déterminant.

Étape 4

Faites appel à un courtier spécialisé

Les écarts de conditions entre assureurs sont considérables pour les AVC. Certains assureurs sont bien plus expérimentés en pathologies neurovasculaires.

Étape 5

Vérifiez la grille AERAS et la loi Lemoine

Certains AVC stabilisés peuvent figurer dans la grille AERAS. Prêt < 200 000 € remboursé avant 60 ans = pas de questionnaire de santé.

Questions fréquentes

Oui, il est possible d'emprunter après un AVC, mais les conditions dépendent de plusieurs facteurs : le type d'AVC (ischémique ou hémorragique), la présence ou non de séquelles, le recul post-événement et la maîtrise des facteurs de risque (hypertension, tabac, fibrillation auriculaire). Un AVC sans séquelles avec un recul de 3 à 5 ans offre les meilleures chances d'obtenir une assurance à des conditions acceptables.
Un accident ischémique transitoire (AIT) est un AVC qui se résout spontanément en moins de 24 heures, sans séquelles visibles à l'imagerie. Les assureurs le considèrent comme un signal d'alerte cardiovasculaire, mais il est généralement mieux évalué qu'un AVC constitué. La surprime est plus modérée (75 à 125 %) et le recul demandé est souvent de 2 ans, contre 3 à 5 ans pour un AVC.
Le recul demandé varie selon le type d'AVC et la récupération. Pour un AVC ischémique sans séquelles, un recul de 2 à 3 ans peut suffire. Pour un AVC avec séquelles ou un AVC hémorragique, 3 à 5 ans de recul sont généralement nécessaires. Plus le recul est long sans récidive et avec une bonne maîtrise des facteurs de risque, meilleures sont les conditions d'assurance.
Les séquelles préexistantes (connues au moment de la souscription) sont généralement exclues de la garantie. Si vous avez des séquelles motrices ou cognitives, l'assureur pourra exclure les causes neurologiques de la garantie ITT/IPT. En revanche, les garanties décès et PTIA restent accessibles, avec une surprime. Un courtier spécialisé peut vous aider à trouver la couverture la plus complète possible.
Certaines formes d'accidents vasculaires cérébraux peuvent être couvertes par la grille AERAS, notamment les AVC ischémiques sans séquelles après un délai de stabilisation suffisant. Les conditions exactes dépendent du type d'AVC, de la récupération et des facteurs de risque associés. La grille évolue régulièrement — consultez un courtier spécialisé pour vérifier votre éligibilité.

AVC ? Trouvez votre assurance emprunteur

Nos courtiers spécialisés connaissent les assureurs les plus expérimentés en pathologies neurovasculaires.